Pourquoi j'ai créé Fracas
Fondateur de Fracas
Fondateur de Fracas
Le constat
On utilise tous des apps de chat pour nos communautés. Gaming, projets, potes, asso. Pendant longtemps, une seule plateforme dominait et ça nous allait. Et puis les choses ont changé.
Une fuite de données qui expose des milliers de pièces d'identité. Une vérification d'âge par scan facial annoncée sans concertation. Un prestataire financé par le même fonds que Palantir. Un recul sous la pression, avec la promesse que ça reviendra plus tard.
Je ne suis pas là pour cracher sur qui que ce soit. Ces plateformes répondent à des obligations légales réelles. Mais ça pose une question simple : est-ce qu'on a le choix ?
Ce qui manquait
J'ai regardé les alternatives. Il y en a des bonnes. Des projets open source sérieux, portés par des gens talentueux. Mais elles répondent toutes à la même question : "comment faire la même chose, avec des valeurs différentes ?"
Open source au lieu de propriétaire. Self-hosted au lieu de centralisé. Européen au lieu d'américain. C'est bien. Mais c'est la même expérience avec un drapeau différent.
Moi je voulais poser une autre question : et si certaines conversations n'avaient pas besoin de durer éternellement ?
Fracas
Alors je l'ai construit. Fracas, c'est du chat texte, des salons vocaux, des DMs, et surtout : des serveurs éphémères.
Serveurs éphémères
C'est la feature signature. Vous créez un serveur, vous choisissez une durée : 1 heure, 24 heures, une semaine, un mois. Quand le temps est écoulé, tout disparaît. Messages, fichiers, salons, liste des membres. La base de données est nettoyée. Rien ne reste.
C'est parfait pour :
- Organiser un raid ou un event ce soir. Demain matin, le serveur n'existe plus.
- Monter un groupe de travail temporaire. Fini le weekend, fini le serveur.
- Avoir une discussion qui n'a pas besoin d'exister dans 6 mois.
Les serveurs permanents existent aussi. L'éphémère est un choix, pas une obligation.
Le vocal
Pas juste "du vocal qui marche." Un vrai système pensé pour le quotidien. Un noise gate qui ne transmet que votre voix : votre clavier, votre ventilo, votre chat qui miaule, ça passe pas. Détection de parole avec indicateur visuel. Latence affichée en temps réel. Sensibilité réglable.
On peut rester des heures en vocal sans polluer le channel avec du bruit de fond. C'est le genre de détail qui fait la différence entre un prototype et un produit utilisable.
Hébergé en France
Fracas tourne sur des serveurs OVH, en France. Vos données sont sous juridiction européenne, RGPD natif. Pas sous le Cloud Act américain.
Pas de tracking. Pas d'analytics tierces. Pas de revente de données. Pas de scan de messages pour de la pub. Le panneau de transparence dans les réglages vous montre exactement ce qu'on stocke et ce qu'on ne fait jamais.
Inscription : email + pseudo. C'est tout. Pas de date de naissance, pas de téléphone, pas de pièce d'identité.
Open source. Bientôt.
Le code de Fracas sera publié sous licence AGPL-3.0. Auditez-le, modifiez-le, ou hébergez votre propre instance.
Je n'ai pas encore ouvert le code parce que la base n'est pas stabilisée. Je préfère publier quelque chose de propre. En attendant, le panneau de transparence est ma preuve de bonne foi.
Ce qu'on ne fera pas
Pas de vérification d'identité. Pas de revente de données. Pas d'IA entraînée sur vos conversations. Ce n'est pas négociable.
Ce qui manque encore
Je préfère être honnête. Voici ce qui n'est pas là aujourd'hui :
- Le partage d'écran (l'infra le supporte, l'UI reste à construire)
- Les apps mobiles natives (le PWA fonctionne en attendant)
- Le chiffrement de bout en bout
- Le code source public
Ça viendra. Dans cet ordre ou un autre. Mais je ne promets pas ce qui n'existe pas.
Essayez
Fracas est en beta. C'est gratuit, c'est fonctionnel, c'est imparfait. Je cherche des gens pour tester, casser, et me dire ce qui manque.
[app.fracas.chat](https://app.fracas.chat)
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